L'Hirondelle a fait le printemps...
J’avais envie d’en trouver une depuis longtemps et quand je me suis rendu compte que mes filles en étaient fan, j’ai pris la chose très au sérieux…
Une vente aux enchères, une sortie de grange flatteuse sur les photos et une mise a prix très basse, mon sang n’a fait qu’un tour et la voila au garage les Phares Jaunes quelques jours plus tard.
Première impression enthousiasmante, conforme aux photos, mais la suite beaucoup moins.
4 freins bloqués, bas de caisse pourris, tour de feux avant et arrière en dentelle, jupe arrière gangrénée. Le réservoir est mort, rempli de caramel malodorant.
Le travail de reconstruction va être long, mais bon, attardons nous sur la mécanique dans un premier temps.
La voiture est complète a 100%, elle semble avoir été laissée dans un coin et intacte depuis 45 ans. Les journaux d’époque sur les sièges arrières, le porte clef avec le pape Paul VI.
Une batterie et tout s’éclaire, tout fonctionne, du plafonnier aux clignotants en passant par le ventilateur de clim, ça rattrape les travaux de carrosserie a venir.
La mécanique va être revue entièrement, le moteur, pas bloqué, redémarre facilement et tourne super bien, pas de bruits suspects.
Le circuit de refroidissement est refait à neuf, idem les freins.
Les trains roulants sont bons, la voiture a été soignée malgré son cancer de la rouille.
Place maintenant à la tolerie
Bas de caisse et longerons pourris jusqu’à l’os, le support de cric arrière droit lache et s’enfonce comme dans du beurre au moment de soulever la voiture.
Les deux côtés de la voiture sont touchés et doivent être reconstruits. Une fois refermés, un bon coup de blackson, la grosse baguette de bas de caisse et le tour est joué.
La jupe arrière n’existe plus tellement elle a été rongée. Il faut tout refaire
Je retrouve par chance un lot d’éléments de carrosserie avec les deux ailes avant et arrière en état correct desquels je vais couper les parties à remplacer.
J’avais l’intention dès le début de laisser la voiture dans sa patine d’origine, avec ses défauts, quelques pocs et rayures. Les quelques défauts des travaux de carrosserie se fondent ainsi parfaitement dans ce look « Patina » qui lui convient à merveille, avec son intérieur en tissu bleu et ses beaux chromes et baguettes abondants.
Une fois au volant, on comprend tout de suite pourquoi cette voiture a eu un si grand succès à la fin des années 50. Son moteur Flash Spécial est souple et silencieux, beaucoup mieux adapté à cette caisse qu’à sa grand sœur l’Ariane… Elle est très agréable à conduire, les vitesses au volant sont faciles, la tenue de route et les trains roulants confère à la voiture un comportement moderne, qui donne envie de prendre la route et d’avaler des kilomètres de Nationales.