photo MATIAS KOLPPO

Bienvenue au Garage !

Retrouvez l’ambiance d’un véritable atelier d’artisan

Confiez votre véhicule récent ou plus ancien pour une simple révision, une remise en route voire une restauration complète.

Les Phares Jaunes vous accueillent au 79 rue Alexandre Boutin à Villeurbanne dans un cadre rénové et authentique, avec la volonté de perpétuer le bel héritage du garage GUY, ouvert depuis près de 40 ans.

Le garage accueille aussi dans ses murs l’atelier Little Meubles (www.littlemeubles.com) de rénovation de petits meubles contemporains et vintage.

Spécialisé dans les automobiles et deux roues anciens « populaires », le garage « les Phares Jaunes » prend aussi en charge l’entretien et les réparations de votre véhicule de tous les jours.

Les Phares Jaunes

Garage spécialisé dans les automobiles et deux roues anciens

Atelier Brocante

Découvrez des pièces uniques pour votre collection

Les Phares Jaunes vous propose aussi de nombreux objets de brocante automobile, de la pompe à essence à la burette d’huile, de la plaque émaillée au bidon en passant par de nombreuses documentations d’époque, publicité et objets en tout genre. L’onglet « Automobila » du site vous permettra de consulter ces objets.

Je vous invite à parcourir le site des Phares Jaunes qui vous permettra de mieux connaitre notre projet, quelques unes de nos réalisations et plus encore…

Bonne route!

L'Atelier en photos

Un cadre unique, un écrin révé pour vos Anciennes...

ROULEZ en ancienne!

Je ne connais pas beaucoup de monde qui ne les aime pas…

Même polluantes ou bruyantes, inconfortables et limite dangereuses (au regard des critères actuels de sécurité routière), rares sont ceux qui restent totalement indifférents quand sur la route ils aperçoivent la voiture de leur enfance, ou un beau cabriolet anglais, aussi réjouissant par ses formes inégalables que par le sourire communicatif de son équipage. Une bienveillance souvent doublée d’incompréhension et d’idées reçues. Comment font-ils pour trouver les pièces détachées ? Tout cela doit couter une fortune ; j’en révérais mais ce n’est pas le moment, ce serait un gouffre financier, j’attends la retraite, et j’en passe…

Mais au fait est ce que vous avez déjà essayé ? Conduire aujourd’hui une voiture qui a quarante ans avec nos références actuelles? Gouter au confort inégalé d’une DS, passer « les vitesses au volant », écouter le feulement d’un V8 ou le sifflement d’un pont de 403, ouvrir les fenêtres ou le toit ouvrant pour profiter du beau temps plutôt que de tout fermer pour la clim ? Ouvrir le capot et comprendre (ou se faire expliquer) ce qui se passe dessous, sans se dire qu’il faut y brancher un ordinateur pour savoir d’où vient la panne. Voir jaune la nuit.

Un plaisir simple et accessible

L’automobile ancienne (oublions le terme « de collection ») peut être aussi – mais oui- un plaisir simple et accessible, un truc réjouissant et tout le contraire d’un privilège de caste. Rouler « en ancienne », même tous les jours, c’est parfaitement possible et pas forcément plus cher. Certains modèles sont simples et réputés fiables, et il ne faut pas grand-chose pour prolonger cette réputation, à condition de bien choisir et d’être bien conseillé. Ces voitures ont des comportements routiers modernes et se faufilent dans la circulation actuelle sans problème, elles consomment relativement peu, freinent bien, sont très agréables à conduire car leur habitacle est très lumineux et leur moteur silencieux, elles sont souples et légères. Il y a un monde entre une 203 et une 204, bien plus qu’un simple digit. La première est une grand-mère (qui a de beaux restes quand même), la seconde est une voiture moderne, dans sa conception et son comportement, qui a fêté ses cinquante ans l’année dernière. Sans parler des « youngtimers », les voitures des années 80 qui sont les dernières voitures « faciles ».

L’automobile mérite mieux que son pur côté utilitaire ou la culpabilité que d’aucun Khmer vert voudrait aujourd’hui nous inoculer. Pour les irréductibles qui restent convaincus quoi qu’il en soit que les émissions d’une pauvre 2 CV sont responsables de l’augmentation de la fréquence des tornades tropicales, je demande juste un peu d’indulgence, ne serait-ce que parce que vous aussi, intégristes du carbone, vous trouvez qu’elle est rigolote à regarder. Et que c’est encore plus rigolo roulant que statique.

Une personnalité indéniable

Parmi toutes ces voitures qui ont sillonné nos routes il y a quarante ans, un nombre incalculable est parti à la casse (Spéciale dédicace pour MM. Balladur et Juppé), mais nombreuses sont celles qui dorment encore aujourd’hui dans nos granges ou dans celle du voisin. Arrêtées et délaissées parce qu’une petite panne de rien du tout a pu les condamner à l’oubli, elles ne demandent qu’à repartir après un bon dépoussiérage et une cure de jouvence bon marché. Réduites au silence parce que moins désirables que leur descendante bourrée d’électronique, injustement ringardisée, elles ont au contraire tout pour plaire, un fort capital de sympathie et une personnalité indéniable.

Toutes les pièces mécaniques sont encore disponibles pour la plupart de ces voitures populaires. Leur qualité de fabrication est jusqu’à la fin des années 70 remarquable. Les intérieurs sont très solides, les matériaux vieillissent bien. De nombreux professionnels se sont organisés en réseau si bien que la remise en route et l’utilisation d’une Renault 16, sans parler d’une restauration complète, représentent un investissement le plus souvent assez modéré. La clef, c’est de trouver une voiture « saine », dont la carrosserie et l’intérieur n’ont pas trop souffert, ce que l’on appelle une bonne « base de restauration ».

A défaut les prix grimpent, il est vrai, au-delà des limites raisonnables pour ce genre de voitures.

Combien seriez-vous prêt à dépenser pour acheter une voiture sympa avec laquelle vous pourriez rouler quotidiennement sans vous prendre la tête, qui vous couterait autant en entretien courant que votre tristounette et insipide Clio diesel ? Sans parler du fait que, bien achetée, vous la revendrez le même prix qu’à l’achat, peut- être même mieux si vous tombez sur un modèle qui prend de la valeur. Qui dit mieux ? Et de toutes les façons, vous ne l’achèteriez pas pour la revendre, n’est-ce pas ?

Sans être particulièrement « rentable » au sens d’un placement spéculatif (qui n’est valable que pour l’automobile ancienne haut de gamme), sans être à proprement parler un investissement, c’est à tout le moins un achat intelligent, joyeux et pas si couteux. Posez-vous la question de savoir combien pourrait bien couter une voiture qui rendrait les mêmes services qu’une « moderne », qui vous procure plus de plaisir, et qui ne vous plume pas vos dernières économies. Combien une Peugeot 504 coupé de 1976 en parfait état peut bien valoir, quand on considère que ses héritières 406 voire 407 coupé seront de plus en plus difficiles à entretenir à cause de leur électronique embarquée ? 10 000, 15 000 ? Vous pourrez toujours réparer un carburateur, ou redresser une tôle, pas si sûr avec des cartes mères et des éléments de carrosserie en plastoc.

Parfois -hyper rarement- elles sont en panne.

Pouvoir bichonner sa voiture ancienne

Et alors ? La belle affaire ! Sauf que là, avec un minimum de connaissance, d’outillage et d’intérêt pour la chose, vous ne serez pas comme une poule devant un couteau. Vous allez pouvoir la bichonner, l’entretenir et prolonger sa nouvelle vie. Quoi de plus satisfaisant que de le faire soi-même. Si d’aventure ce n’est pas votre truc, confiez là à un mécano, un vrai, un artisan, avec les ongles noirs dans un garage qui sent la graisse. Il vous expliquera tout et vous fera beaucoup mieux partager sa passion pour son métier que le tâcheron de chez Midas ou le commercial de chez Audi. J’en connais quelques-uns, je pourrais vous les conseiller.

Enfin, pour faire plaisir à nos Khmers verts, pourquoi ne pas considérer tout cela comme une démarche citoyenne écoresponsable de recyclage (comme on dit pour faire bien), qui refuse l’ultraconsommation et le « tout jetable ». Qu’est ce qui fait encore aujourd’hui le charme de Cuba si ce n’est-entre autres- toutes ces vieilles automobiles des années 50 qui roulent toujours et qui paraissent éternelles ?

Leurs jours sont hélas comptés, leur géniteur est désormais de retour sur l’ile et ne tardera pas à inonder la Havane de voitures low costs qui remplaceront les vénérables gimbardes à bout de souffle. C’est triste non ?

Alors je vous le dis, plutôt que de chercher en vain comment dépenser intelligemment votre argent, chercher des placements rentables qui ne changent rien à l’ennui quotidien qui vous ronge, n’hésitez plus, payez-vous une ancienne et roulez avec ! Vous allez découvrir de nouvelles sensations: une des premières, une fois au volant, c’est se voir adresser un sourire plutôt qu’un coup de klaxon énervé ou un geste obscène; ça c’est plutôt agréable. Et vous vous surprendrez même à sourire en retour à cet inconnu devenu subitement bien urbain. Bref, vous vous sentirez mieux.

Sans pour autant chercher « Le » modèle, commencez modeste. Allez-y à l’instinct. Ne réfléchissez pas trop, ressentez, faites-vous plaiz… et savourez !